Bangladesh : retour vers l’Europe forteresse
Après un voyage de près de 24 heures, le groupe est rentré en Belgique. Tout le groupe ? Non...
D’une part, Cécile a choisi de se plonger quelques jours encore dans l’ambiance particulière de Dhaka, la capitale du Bangladesh et devrait revenir mercredi soir. Sa présence nous manquait déjà pendant le voyage du retour.
D’autre part et surtout, nos amis africains, dont le voyage ne se terminait pas à Bruxelles ont été tous deux stoppés à Doha au Qatar par les services de sécurité de l’aéroport. Pour des motifs assez convergents qui illustrent à suffisance l’état d’esprit qui prévaut en matière d’immigration, le Dr Anatole Mangala et Aboubakari Koto Yerima qui nous accompagnaient depuis le début ont dû interrompre là leur voyage de retour.
Le premier ne disposait pas d’un visa de transit pour fouler les couloirs de l’aéroport de Londres avant de poursuivre vers Bruxelles et Kinshasa. En effet, il est bien connu que le Royaume Uni n’est pas vraiment dans l’Europe et en tout cas ne fait pas partie de l’espace Schengen. Ses règles prévoient que les citoyens congolais ont besoin d’un tel visa pour éviter ( ? expliquez-nous comment) que le transit ne se transforme en séjour.
Le visa Schengen du second lui permettait de passer par Londres, mais pas d’aller au-delà, car il ne disposait que d’une seule entrée en Europe et qu’elle avait déjà été "consommée" à l’aller pour venir du Bénin (il n’y a en effet pas beaucoup de lignes directes de l’Afrique de l’Ouest vers l’Asie...) au Bangladesh en passant par Bruxelles pour le week-end.
Où sont-ils à présent ? Nous ne le savons toujours pas. Aux dernières nouvelles, Anatole devait rejoindre Bruxelles via Zurich par un vol de nuit avant de reprendre la direction de Kinshasa ce mardi ou ce mercredi.
Koto quant à lui devrait être dérouté vers l’Afrique de l’Ouest, sans doute par un vol sur Lagos au Nigeria, voisin du Bénin. A charge pour lui sans doute de devoir se débrouiller pour la fin du voyage...
Fin du voyage... Ces mots sonnent bizarrement après une expérience de cette intensité. Chacun s’en remettra à son propre rythme, plus ou moins happé par les exigences de sa fonction ou de son travail et de sa vie familiale.
Ce blog sera sans doute encore alimenté pendant quelques semaines. Des articles quasi prêts, mais impossibles à mettre en ligne dans les conditions locales de connexion viendront compléter les articles déjà présents. De nouvelles photos viendront les illustrer, car c’est ce type de données qui passaient le plus difficilement par le canal informatique.
Mais surtout, ce voyage devrait commencer à essaimer autour de ses participants qui seront, nous l’espérons, sollicités pour témoigner sur ce vécu particulier et cette expérience intense dans les différents conseils et assemblées des mouvements éducatifs et sociaux des Mutualités chrétiennes ou du MOC et des autres organisations.
Arnaud (après une nouvelle nuit de 4 heures)
