En campagne à virton : mondialisation des droits sociaux
Dès 9h du matin, nous étions cinq sur le terrain. Entre distributions des cartes à gratter, entretiens avec la population, et survie (il faisait très froid ce vendredi 12 février), nous avons tout de même pu mettre en évidence le peu de chance qu’un travailleur a de gagner dans le système de société que nous connaissons actuellement. Nous avons également pu immortaliser quelques instants sur la carte mémoire d’un appareil photo numérique.
Bon nombre de passants ont participé à notre action et se sont intéressés aux droits de tous travailleurs qu’ils soient du Nord comme du Sud.
La mondialisation des droits sociaux
La mondialisation entraîne la mise en concurrence des systèmes productifs, sociaux et fiscaux au niveau mondial. Cela se traduit par un accroissement des inégalités de revenus, des inégalités sociales entre les pays et au sein des pays. Le libéralisme a guidé l’essor de la mondialisation. Son mode concret de mise en place a été le capitalisme et par son extension progressive et constante à l’échelle de la planète, le libre échange.
Cette mondialisation telle qu’on la vit actuellement est l’aboutissement de choix délibérés issus du néolibéralisme recommandant de restreindre fortement les interventions étatiques dans l’activité économique.
Le triangle ‘Etats – entreprises – travailleurs’ s’en trouve de plus en plus déséquilibré et suit un mode concurrentiel et même conflictuel. Les travailleurs se retrouvent trop souvent dans la position d’outils interchangeables au gré de l’exigence des actionnaires (visant un taux de profit à très cours terme de 15 à 20%). Pour redonner de la dignité aux travailleurs du Nord et du Sud, il est grand temps que le politique reprenne et affirme sa suprématie sur l’économie et pose des règles porteuses de droits sociaux à l’échelle mondiale.

