Voyage d’immersion 2011 – Le troisieme âge en Bolivie

Même si la population est plutôt jeune (60 % des Boliviens ont moins de 30 ans) et que espérance de vie – moyenne nationale- n’est que de 66 ans [1], il y a quand-même beaucoup de personnes âgées. Théoriquement, l’état bolivien garantit à chaque personne un revenu annuel de 2400 Bolivianos (240 Euros) à partir de 65 ans.

Les 20% de Boliviens ayant cotisé avant leur admission à la retraite (ce sont les fonctionnaires et les ouvriers et employés du secteur formel tels les mines et les grandes entreprises) ne perçoivent que 1300 Bv. par an mais totalisent plus vu le complément qu’ils percevront du fait de ce statut (complément variable selon l’assurance souscrite par l’employeur et le nombre d’années de cotisation).

Les 80% de Boliviens retraités ayant droit à 2400 Bv par an peuvent les réceptionner en mensualités de 200 Bv (20€) ou par trimestre ou d’un coup, une fois l’an. Dans les campagnes, toucher sa retraite n’est pas facile : il faut une carte identité qu’on ne peut obtenir qu’à la capitale ou au chef-lieu d’une des 9 provinces. L’immensité du pays (56 x la Belgique), la géographie difficile, l’état des routes et la crainte – justifiée – de ces longs déplacements hasardeux (à répéter pour chaque perception car les gens n’ont généralement pas de compte bancaire et la poste n’assure pas de distribution de mandats) font qu’une partie des Boliviens n’obtiennent pas leur pension.

L’obtenant ou non, le montant est si minime que les soi-disant retraités continuent a travailler jusqu’à l’impotence totale ou jusqu’au décès.

La solidarité familiale est réelle et les vieillards vivent généralement dans le ménage de l’un de leurs nombreux enfants. Mais dans beaucoup de régions rurales émigration des jeunes est tellement importante que les villages ne sont composés que de vieillards et de petits-enfants laissés à leur garde. Ces villageois âgés survivent grâce à leurs animaux et à leurs modestes cultures vivrières ou potagers et reçoivent épisodiquement de l’argent transmis par leurs enfants depuis leur pays d’immigration ou depuis la capitale LA PAZ.

Des structures d’accueil publiques pour personnes âgées existent dans les grandes villes. On ne peut les appeler “maisons de retraites”. Ce sont des hospices craints de tous, considérés comme des mouroirs dans lesquels les soins minimaux ne sont même pas prodigués.

Georges

[1] La mortalité infantile élevée, les nombreux décès des mères au moment de l’accouchement et les morts violentes (accidents divers et meurtres) tirent les statistiques de espérance de vie vers le bas.


Commentaires

  • Voyage d’immersion 2011 – Le troisieme âge en Bolivie

    30 novembre 2011 16:24
    Merci pour ces belles photos et vos récits. Profitez au maximum de ces derniers jours pour faire le plein en images, en émotions, en souvenirs... Antoinette

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