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Philippines

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Un an après le super-typhon Haiyan

Le 8 novembre 2013, les Philippines ont été touchées par le typhon Haiyan : des millions de personnes ont été touchées, et des centaines ont été tuées. Une vague de solidarité internationale s’est très vite répandue.Le syndicat philippins des travailleurs de la santé, Alliance of Health Workers (AHW), partenaire de Solidarité Mondiale et LBC-NVK, a offert son aide aux victimes.
Jeroem Roskams, collaborateur de Solidarité Mondiale, s’est rendu sur place, un an après. Voilà son récit.

  • De tristes faits

Le 8 novembre 2013, une catastrophe a frappé la région de Visayas, la partie centrale de l’archipel des Philippines, où le typhon Yolanda / Haiyan est venu à terre avec des vents allant jusqu’à 315 kilomètres par heure. Haiyan est de loin la tempête la plus puissante jamais vue sur terre. Le bilan humain est énorme : plus de 6340 personnes décédées ; plus de 1700 personnes disparues ; 14 millions de personnes ont été, d’une manière ou d’une autre, touchées par le typhon. En outre, les dommages ont été particulièrement importants : plus de 1 million de maisons ont été endommagées et plus d’un demi-million de maisons ont été complètement détruites.

  • L’aide mondiale

Une vague de solidarité internationale s’est rapidement répandue, également depuis la Belgiqye, mais l’aide est arrivée avec difficulté sur place. Le syndicat des travailleurs de la santé Alliance of Health Workers (AHW), partenaire de LBC-NVK et de Solidarité Monsdiale, a offert son aide aux victimes sous le drapeau de l’alliance SOS. Une dizaine d’organisations de santé et de travailleurs de santé locaux ont ainsi uni leurs forces.Au total, entre novembre 2013 et mars 2014, 5 missions médicales ont été soutenues financièrement pour un montant total de 29.960 euros.
Les missions médicales de SOS et AHW se sont rendues dans les villages reculés et dans les communautés fortement touchées sur les iles de Leyte et Samar. Grâce à cela, 6929 personnes ont reçu une assitance émdicale et 8756 familles ont eu droit à des biens de premiers secours (paquets de nourriture et médicaments). 870 enfants traumatisés et 195 mères ont également été soutenues psychologiquement.

  • Un an après

Jeroen Roskams a atteri à la mi-octobre à l’aéroport de Tacloban. Son récit :
"Après un an, la ville est en grande partie reconstruite, mais la qualité des logements laisse à désirer. Les gens ont érigé des maisons en bordure de route, en bois, tôle ondulée, ou grâce aux déchets qu’ils trouvent ou ont reçus. Les bidonvilles se multiplient autour des bateaux, qui ont été jetés sur la terre par la tempête. Tout le monde se plaint que le gouvernement a fourni peu d’aide, à peine quelques sacs de riz au cours des premiers mois après la catastrophe. L’indemnisation promise n’est toujours pas distribuée.
Le gouvernement local de Tacloban a interdit de construire dans une zone de 40 m le long de la côte ; cette zone est réservée pour les développeurs commerciaux privés. Les anciens résidents, ont reçu une résidence à 15 km de la ville. Une mesure cynique quand on sait que la population locale vit principalement de la pêche. Toute la tragédie est que les gens ont vécu pendant 1 à 2 ans dans des maisons temporaires en matériau inférieure, sans aucune certitude qu’il y aura quelque chose d’autre par la suite. Il n’y a pas de travail et tout le monde se demande où l’aide internationale versée aux dirigeants des Philippines, est resté ".

  • La reconstruction

Pendant les missions médicales SOS, un plan d’action a été réalisé pour la reconstruction des soins de santé et de l’assistance médicale dans la région sinistrée. Ce programme de reconstruction a un coût total de 76.395€, et s’effectue d’août 2014 jusque décembre 2016. Le programme est constitué de 3 volets :

    • Un programme de formation pour les travailleurs de la santé locaux : actuellement 33 femmes sont inscrites pour se former aux premiers secours et aux soins de santé préventifs.En meêm temps, le centre de santé de Panugmonon est rénové et mieux approvisionné, grâce à l’achat de matériel médical et de médicaments.
    • Le deuxième volet consiste en la professionalisation des missions médicales et une meilleure coordination.
    • Le troisième volet est le soutien d’une campagne contre la privatisation des soins de santé, plus spécifiquement de l’hôpital local de Tacloban.
  • Vague de privatisation

Cette campagne forme une partie d’une stratégie nationale, plus large de AHW pour contrer la privatisation de 72 hôpitaux publics. Les soins de santé sont actuellement victimes d’une diminution de qualité due à un démantèlement systématique des budgets des soins de santé. Systématiquement, des économies sont faites sur les coûts du personnels, des infirmiers en changeant les contrats foxes pour des contrats temporaires.
Ces derniers sont en effet plus facile à résilier et moins chers. Le coût de l’hospitalisation est généralement impayable pour la population pauvre. Selon AHW, la situation ne fera qu’empirer par la privatisation, à la fois en termes de rémunération et de conditions de travail du personnel infirmier ainsi qu’en termes de qualité, d’accessibilité et d’abordabilité des soins de santé pour les Philippins moyenne.


Jeroen Roskams en Jaklien Broekx

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