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Mali

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Nos partenaires au Mali

Au Mali, Solidarité Mondiale soutient 2 organisations partenaires qui tâchent d’améliorer les revenus de la population et l’accès à des soins de santé abordables, ainsi qu’une organisation qui lutte pour les droits des travailleurs de groupes vulnérables, comme le personnel de maison et les enseignants.

Grâce au programme accepté par la DGD, Solidarité Mondiale peut soutenir 3 partenaires : Kondo Jigima (économie sociale), MTC (le mouvement des travailleurs croyants du Mali) et l’UTM (Union technique de la mutualité malienne).

  • Le MTC : Mouvement des travailleurs croyants du Mali

Le mouvement MTC est un mouvement socioculturel pour adultes qui cherche à améliorer les conditions de vie et d’emploi des travailleurs. Basé à Bamako, il est reconnu par l’Etat malien depuis 1996 alors qu’il existe depuis 1985 et est soutenu par Solidarité mondiale depuis 2006. Il compte 460 membres avec plus de 5000 sympathisants.

Le MTC se consacre en priorité à quatre groupes vulnérables de la population :

    • les enseignants des écoles primaires n’ont généralement pas de contrat de travail, ce qui provoque pour eux une grande insécurité d’emploi. Ils n’ont pas droit au revenu minimal et ne peuvent pas s’inscrire à la sécurité sociale. Le MTC les réunit en un "syndicat d’enseignants" et leur donne des formations sur leurs droits et leurs devoirs. Les responsables reçoivent une formation syndicale aux droits des travailleurs. Le MTC soutient les enseignants dans leur lutte pour obtenir des contrats réguliers ainsi qu’un salaire décent.
    • Le personnel domestique est également un groupe de travailleurs vulnérables. Ils travaillent de façon informelle, sans contrat de travail ni de règles régissant leur horaire de travail ou les congés. Ce sont souvent de jeunes filles qui ont été recrutées dans les campagnes et ne sont pas scolarisées, elles ne connaissent souvent pas leurs droits. Les abus sont donc fréquents. Le MTC rassemble ces filles les dimanches après-midi et leur propose des formations (alphabétisation, mais aussi cuisine, nettoyage, couture, etc...). Ils échangent aussi sur leurs problèmes au travail et plus loin, on leur parle également d’hygiène générale et d’éducation sexuelle. Un travail de plaidoyer est d’ailleurs réalisé afin que ces aides ménagères puissent obtenir une demi-journée de repos.
    • Les artisans sont pour la plupart illettrés et sont donc vulnérables sur le marché (ils ne peuvent ni lire ni écrire les contrats et les offres). Le MTC organise pour eux des cours du soir pour apprendre à lire et écrire et pour apprendre les bases de la comptabilité.
    • Enfin, les jeunes trouvent difficilement du travail. Au centre du MTC se trouve une salle informatique où les jeunes peuvent recevoir une formation en traitement de texte et base de données, et chercher du travail sur Internet.

En collaboration avec l’UTM, le MTC mène des actions politiques contre l’exclusion sociale et pour le travail décent. De plus, pour faire aboutir certaines de leurs revendications (comme l’obtention d’une demi-journée de repos pour les aides ménagères), le MTC travaille en étroite collaboration avec le syndicat et d’autres organisations.

  • Kondo Jigima

L’union des caisses associatives d’épargne crédit nommée « Kondo Jigima » existe depuis 1995 comme institution d’épargne et de crédit. Grâce à la mise en place d’un outil de financement vraiment adapté aux couches sociales les plus défavorisées et aux organisations touchant celles-ci, Kondo Jigima compte ples de 74.500 membres, répartis sur une centaine de caisses locales d’épargne-crédit.

Kondo Jigima, par l’octroi de micro-crédits entre autres à des personnes qui ne pourraient pas obtenir ces crédits ailleurs, contribue activement à la lutte contre l’extrême pauvreté. Pour les conditions du remboursement des crédits, Kondo tient également compte du contexte local : échéances adaptées au cycle saisonnier, intérêts plus bas que d’autres institutions de crédit, attention au niveau de revenus, etc.

En terme d’initiatives d’économie sociale, Kondo Jigima s’occupe de 60 groupements féminins qui développent toute une série d’activités génératrices de revenus : artisanat, petits commerces du secteur informel, agriculture… Mais Kondo Jigima est également active sur le plan de l’éducation et de l’alphabétisation, deux secteurs fondamentaux pour permettre l’accès à l’emploi.

Découvrez le témoignage de Bassa Sacko, qui nous explique comment Kondo Jigima l’a aidée à mettre sur pied son projet d’atelier et d’améliorer ainsi ses conditions de vie et de santé :

  • L’UTM (Union technique de la mutualité malienne)

Active au Mali depuis 1996, le réseau des mutuelles de l’UTM a pour principales missions d’assurer la gestion d’un service général de réassurance, d’une caisse d’assurance maladie et d’initier des actions dans le domaine de prévention, de la santé et de l’entraide. Elle appuuie 10 mutuelles de santé avec plus de 12.600 bénéficiaires dans la région de Ségou. Au total, il y a plus de 50.000 membres.

De par son statut, l’UTM intervient surtout dans le cadre de la protection sociale puisqu’elle intervient dans le secteur de l’éducation, de l’éducation à la santé et en développant des mutuelles de santé. Au niveaux régional et national, l’UTM organise des concertations et la collaboration entre les mutuelles de santé et mène les discussions avec les prestataires de soins et les autorités politiques. L’UTM est devenu un véritable interlocuteur pour les autorités maliennes en matière de politique de santé. Ensemble, ils analysent ensemble comment atteindre l’accès universel aux soins de santé dans leur pays. Leur objectif à terme est de pouvoir être impliqués directement dans la gestion des soins de santé.
Contact
Une mère de famille témoigne des avantages qu’elle a trouvé à s’affilier à une mutuelle de santé :

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