Pérou
Les travailleuses domestiques au Pérou
L’organisation est née en 1998 de l’action de la JOC Pérou qui a identifié ces travailleuses comme particulièrement exploitées et sans protection sociale aucune.
Ces filles, généralement entre 16 et 25 ans, quittent principalement leurs régions andines du Pérou pour chercher du boulot entre autres dans les villes côtières. Le travail le plus facile à trouver, c’est celui de travailleuses domestiques dans une maison de classe moyenne ou haute péruvienne. Elles gagnent entre 75 et 125€ par mois, travaillent 6 jours sur 7, et de 12 à 18 heures par jour. A ce rythme, impossible pour Ana, Elisabeth, Juana et les autres de pouvoir poursuivre leur scolarité, ou même d’avoir un minimum de vie sociale. Dans certains cas, elles sont enfermées dans les maisons des propriétaires et sont à leur entière disposition.
Certaines décident de s’en sortir et s’adressent au CEPRODETH. Nombreuses arrivent au centre d’accueil sans prononcer un mot, leur estime d’elles est aussi absente que le carton dans lequel elles apportent leurs quelques affaires personnelles est presque vide… Environ 80 filles sont ainsi accompagnées chaque année : accueil, formation, défense de leurs droits… Plusieurs d’entre elles décident également de s’engager comme militantes de la JOC Pérou.
En 2003, la JOC Pérou et d’autres organisations sociales se sont regroupées pour faire pression sur le gouvernement. Elles ont obtenus qu’une loi soit votée par le Parlement péruvien concernant les Travailleuses Domestiques, leur reconnaissant une série de droits. Malgré cela, l’application de la loi est encore imparfaite et la lutte doit donc continuer en faveur de ces jeunes travailleuses pour leur permettre un travail et une vie plus dignes.
Mission au Pérou de Didier Petre, du 9 au 20 février 2009




