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Lancement de campagne : nous voulons des vêtements de sport clean !

Modifié le: 23/04/2018, 19h34

C’est dans une ambiance de stade de foot, avec plus de 250 supporters, qu’a été lancée, le 22 mars dernier, la campagne #VêtementsClean ! L’arbitre du jour : l’humoriste Bert Kruisman. Une journée intense, avec de nombreux et passionnants intervenants : situation des travailleuses-eurs au Bangladesh et en Europe de l’Est, chaînes d’approvisionnement durables, transition économique, alternatives, etc. Avec un constat général : notre monde a besoin d’un nouveau modèle de business, plus respectueux ! Retour sur la journée, et présentations PPT à télécharger.

Pourquoi un stade de foot ? Parce que la Coupe du Monde se pointe à l’horizon. Elle aura lieu du 14 juin au 15 juillet en Russie. Dans quelques semaines, il sera difficile d’y échapper. Des armées de supporters donneront tout pour leur équipe et achèteront des maillots et des accessoires. Il s’agit de profiter de cet enthousiasme et de cet
esprit d’équipe pour en faire profiter les millions de travailleurs du secteur textile dans le monde. Nous voulons inciter les clients des articles de sport à donner leurs exigences à leurs fournisseurs, et faire entendre cette voix aussi auprès de nos politiciens !

  • Feedback 2017 : premières avancées

La campagne a démarré en 2017. Résultat : déjà plus de 30.000 signatures récoltées en 2017 et de nombreuses personnalités sportives qui nous soutiennent, comme Philippe Gilbert !

L’objectif de la campagne #Vêtements Clean est de marquer des goals vers des changements concrets dans les filières de confection des vêtements de sport (comme obliger les marques à être davantage transparentes et à prendre leurs responsabilité par rapport aux conditions de travail et salariales des ouvrières et ouvriers). « Nous voulons faire pression sur les marques de sport telles que Adidas, Nike, Puma, Patrick, Jartazi, Vermarc et Bioracer pour qu’elles confient leurs productions à des usines sûres en termes de sécurité des bâtiments, mais qui garantissent aussi une sécurité sociale, une rémunération juste et des conditions de travail décentes à leurs ouvriers/ouvrières. et nos actions de 2017 n’ont pas encore suffi ! », résume Jessie Van Couwenberghe, responsable CSC de la campagne.

  • Indonésie-Bangladesh : 5 ans après le Rana Plaza, quelles évolutions sur le terrain ? (Jef Van Hecken, Lieve Blanquaert, Ben Vanpeperstraeten)

Une première table-ronde s’intéressait aux évolutions sur le terrain depuis la catastrophe du Rana Plaza. Lieve Blancquaert, photographe de renom, est passée au Bangladesh au mois de janvier et est revenue avec des portraits de travailleuses éditifiants. C’est elle qui est à l’origine de la photo qui figure sur l’affiche de campagne.

Jef Van Hecken y concluait : « La situation des travailleurs bangladeshis est mitigée. D’un côté ils se sentent plus en sécurité suite à la mise en place de normes de sécurité répondant aux directives des accords signés suite à la catastrophe du Rana Plaza. Mais de l’autre, même si leur salaire a été augmenté, ils doivent travailler plus longtemps et plus intensément pour pouvoir répondre aux exigences de leur employeur. Nous devons continuer à interpeller les marques pour faire bouger les choses. »

  • Made in Europe, Made in dignity ? par Luc Triangle, fédération syndicale internationale IndustriAll

... La réponse est non ! « Même si la production reste européenne, ce n’est pas pour autant que les travailleurs sont bien rémunérés. En Europe de l’Est, la situation est tout aussi dramatique qu’en Asie. Les travailleurs touchent en moyenne 200€ par mois, ce n’est pas viable. Une collaboration doit être créée avec les syndicats locaux pour qu’ils puissent se faire entendre et les citoyens doivent continuer à interpeller les marques. », insiste Luc Triangle. En savoir plus

  • Vers une meilleure économie pour l’humain et pour la terre, par Philippe De Leneer

Ensuite, nous avons pris de la hauteur avec l’économiste Philippe De Leener. Sa question centrale dans son intervention est de savoir comment faire pour que nos actions touchent le cœur du système, et pas seulement les symptômes. Après avoir décrit le système économique dominant et ses mécanismes (mode d’emploi), il a proposé des pistes d’action sous forme de chantiers, dont les principaux sont les suivants :

    • S’émanciper de la raison spéculative
    • Rendre aux citoyens le contrôle de la fabrication des normes
    • Rediscuter de la propriété et en faire un mandat
    • Se relier, unir les efforts, coopérer.

Que peut-on faire en tant qu’organisation de la société civile dans un tel contexte ?
Poser les bonnes questions, c’est-à-dire questionner le système, c’est le point de départ de toute action de réforme en profondeur du système.

  • Qu’entend-on par clean ? Une réponse nuancée de Sara Ceustermans (Schone kleren campagne).

" Des vêtements clean à 100%, ça n’existe pas., a expliqué Sara, parce qu’il n’y a aucune chaîne de production qui offre uen garantie "made in dignity" depuis la fabrication de la matière première comme le coton par exemple".

Mais les maques, les distributeurs et les producteurs de vêtements peuvent adhérer à la Fair Wear Foundation (FWF). Ils s’engagent de cette manière à ce que leurs unités de confection de leurs filières d’approvisionnement puissent être contrôlées de manière indépendante dans un objectif de transparence et d’amélioration des conditions de travail.

Sara Ceustermans a évoqué différentes initiatives existantes, et souligné surtout le manque de cadre politique contraignant, notamment en Belgique.

  • Présentation de campagne : notre 11 de base, une équipe de stars pour des #vêtementsclean !

En début d’après-midi ont été présentés les outils et les moments forts de cette campagne 2018 grâce à 11 représentants des organisations partenaires de la campagne ! A découvrir sur notre site Internet de campagne, ainsi que tout au long de l’année ! Suivez-nous pour cela sur Facebook, Twitter, etc.

  • Ateliers :

En fin de journée, les participants avaient le choix entre différents ateliers axés sur l’avenir ! Comment amener des changements dans ses choix vestimentaires ? Achats durables : comment aborder le sujet dans mon organisation ? Quelles actions syndicales dans les pays de production ?

Avec également le témoignage d’une marque de sport éthique : Vaude. Un représentant de la marque Vaude est venu nous parler de la politique commerciale éthique de son entreprise. Une entreprise qui pense aussi à l’impact pour tous les maillons de sa chaîne de fabrication. De la rémunération décente de leurs ouvriers en passant par la qualité et la provenance de leurs matières premières, tout est pris en considération et analysé. L’innovation technologique est également utilisée au service du développement durable. Un panel de solutions destinées à répondre aux effets pervers de la mondialisation !

Un documentaire sur « L’économie donut » de Kate Raworth permettait également d’approcher cette nouvelle approche innovante & durable de l’économie que nous donne cette scientifique britannique.

Pour finir cette journée en beauté... Appel vibrant était lancé à chacun de relayer un maximum le message de la campagne !

Pour plus de détails sur la campagne, signer la pétition ou télécharger les outils/visuels, surfez sur : www.vetementsclean.be

DOCUMENTS PPT A TELECHARGER :

Powerpoint - 586.5 ko
22 mars_Philippe De Leener_pour une economie humaine et durable
Powerpoint - 941.3 ko
ATELIER_Achats durables_Carole Crabbe
Powerpoint - 1.4 Mo
ATELIER_Achats durables_temoignage Eneo