Travail décent, Vie décente
Ensemble, les travailleurs ne seront plus des outils
Les grands moments de la campagne, les outils, les actions menées...
La meilleure arme pour lutter contre la pauvreté est le travail décent. Et cela commence par un salaire décent. Evident, direz-vous ! Et pourtant, 50% des travailleurs de part le monde gagne moins de 1,50€ par jour. Travailler et pourtant rester pauvre, voilà une situation devant laquelle on ne peut rester de marbre.
C’est pourquoi Solidarité Mondiale mène la campagne « Travail décent – Vie décente » en collaboration avec le CNCD-11.11.11., les trois syndicats belges et Solidarité Socialiste avec pour slogan « Les travailleurs ne sont pas des outils ». Durant ces 2 années de campagne, nous appuyons l’idée que le travail décent est le meilleur moyen pour lutter contre la pauvreté.
Vous voulez soutenir les revendications de la campagne "Travail décent" ? Alors signez la pétition !
Les grands moments
- 1er mai : Journée Cyclo-Solidaire
Cette journée était pour le mouvement la journée de lancement de la campagne. Dans le cadre de la campagne et depuis l’année passée, la CSC a une implication plus importante au 1er mai pour également en faire leur journée internationale.
- Du 4 au 15 mai : Semaine d’accueil de partenaires
4 fédérations ont marqué leur accord pour accueillir des représentants syndicaux. Elles se sont engagées à proposer un programme de visites et de rencontres lié au thème de la campagne : Mauritanie => Liège ; Rwanda => Charleroi ; RDcongo => Tournai ; Indonésie => Verviers.
- Du 1er au 31 mai : Une heure de salaire
Relance de l’opération via les journaux des organisations et des démarches régionales.
- 31 mai : 20 km de Bruxelles
Les 50 participants attendus courront sous le slogan « Travail décent-Vie décente ».
De plus, nous mènerons une action symbolique dans les différentes régions dans le courant du mois de mai (date à préciser).
Les outils de campagne
Les nouveaux outils d’information et d’action de la campagne s’articulent autour de l’idée principale de la liberté d’association :
- Des badges « Je ne suis pas un outil ». L’occasion à nouveau de porter, distribuer… les badges durant tout le mois de mai.
- Des affiches horizontales et verticales reprenant le nouveau slogan
- Des dépliants « tout public » avec des témoignages de travailleurs du Sud et du Nord et invitant à signer la pétition.
- Des dépliants « d’action » principalement à destination des permanents et animateurs qui reprend les différents outils et animations de campagne.
- Des cartes d’action-pétition à signer et qui seront remises aux employeurs de Belgique.
- Des sets de table « Pause casse-croûte ». Une grande partie des sets est à destination des EFT du mouvement travaillant dans l’horeca. Les sets peuvent également servir de carte-pétition, car il y a un talon détachable.
Autres outils de campagne
Saviez-vous... ?
...qu’au niveau mondial, plus de la moitié des travailleurs ne peuvent pas s’affilier à un syndicat ? Que des pays comme la Chine, l’Inde, le Brésil et même les Etats-Unis n’ont toujours pas ratifié la convention sur la liberté d’association de l’Organisation internationale du travail (OIT) ?
En s’affiliant à un syndicat, les travailleurs prennent conscience de leurs droits, mettent en lumière leurs problèmes et peuvent alors faire pression sur leurs employeurs et le gouvernement. Les travailleurs revendiquent alors le fait qu’ils ne sont pas des outils.
La liberté d’association, le droit à la négociation collective et le droit de grève, c.-à-d. les droits syndicaux sont des droits humains fondamentaux ! Selon le dernier rapport annuel de la Confédération syndicale internationale (CSI), en 2007, pas moins de 91 syndicalistes ont été assassinés dans le monde, 5.463 ont été arrêtés et 8.627 personnes ont été licenciées, car faisant partie d’un syndicat.
Aussi longtemps que ces droits ne seront pas respectés partout dans le monde, les travailleurs seront dressés les uns contre les autres et continueront à être traités comme des outils. Avec pour conséquences, une importante pression sur les salaires et les droits sociaux, ainsi qu’un accroissement du travail informel et de la flexibilité.
Pour que cela cesse, tous les travailleurs doivent avoir le droit de s’associer. La garantie de la liberté d’association est cruciale ! Les syndicats au Nord et au Sud sont donc plus que nécessaires pour assurer un travail décent, un salaire décent et une protection sociale dans le monde entier.
Comment mener concrètement la campagne ?
La campagne est unique en son genre. En effet, nous faisons appel directement aux travailleurs, ici, en Belgique, car ils peuvent vraiment faire la différence en matière de travail décent et de liberté d’association. Non seulement par l’application des lois du travail dans leurs entreprises, ici, en Belgique, mais également en faisant en sorte que les normes fondamentales du travail soient respectées dans le Sud par leurs filiales, leurs sous-traitants et leurs fournisseurs. Car les travailleurs ne sont pas des outils, qu’ils soient employés à Bruxelles ou à Guatemala city.
Le travail décent doit devenir pour les travailleurs au Nord et au Sud un véritable concept. Car il s’agit de leurs droits. Les employeurs jouent donc ici un rôle crucial. Ils ont le pouvoir de décider d’allouer des salaires décents à leurs travailleurs, de veiller à des conditions de travail décentes et que l’égalité homme-femme soit respectée. Même ici, en Belgique, les employeurs peuvent apporter leur pierre à l’édifice. Pas seulement en agissant pour le travail décent et la liberté d’association dans leur propre entreprise à Anvers ou à Charleroi, mais aussi dans le Sud : par exemple, en signant une convention collective pour l’application d’un code de conduite crédible respectant les normes fondamentales du travail ou en concluant une Convention cadre internationale.
- Actions en entreprises
Pour mettre le travail décent à l’honneur dans la culture d’entreprise tant au Nord qu’au Sud, nous réaliserons avant tout des actions avec les travailleurs. Ceux-ci doivent pouvoir s’associer librement dans le monde entier pour leur assurer des conditions de travail décentes. Ils doivent pouvoir exiger auprès de leur employeur le respect des normes fondamentales du travail dans leurs propres entreprises, mais aussi chez leurs filiales, sous-traitants et fournisseurs. Aussi ici, en Belgique.
En mangeant ensemble, en portant le badge et en signant la carte d’action, les travailleurs marquent concrètement leur volonté de voir le travail décent se mondialiser auprès de leur employeur.
Que pouvez-vous faire concrètement ? En récoltant un maximum de cartes d’action signées, vous pouvez vous rendre auprès de votre employeur en tant que responsable syndical et via le dialogue social au sein de votre entreprise pour lui demander d’appliquer un code de conduite. Ce code de conduite doit permettre de placer le travail décent au centre de la politique de l’entreprise en rendant possible le contrôle du respect de ce code et les conséquences en cas de non respect de ce code de conduite. En travaillant dans l’industrie textile, il est aussi important de parler à son employeur de l’utilisation de Vêtements Propres au travail.
Les militants travaillant au sein d’entreprises multinationales peuvent même aller un pas plus loin. Ils peuvent conclure une convention cadre internationale. C’est une convention collective qui pose clairement les normes minimales du travail pour tous les travailleurs d’une entreprise dans le monde entier : c’est un grand pas en matière de travail décent.
- Actions hors entreprises
La campagne est également menée hors entreprise. Les organisations constitutives du MOC, ainsi que leurs services (comme les EFT en restauration…) disposeront de tous les outils de campagne et pourront ainsi les utiliser lors de leurs propres pauses de midi, repas solidaires ou d’autres activités encore. De nombreuses actions auront lieu dans les différentes régions. Toutes les cartes d’action signées seront collectées auprès du secrétariat et remises en fin de campagne aux représentants des employeurs belges.
Ensemble, les travailleurs ne seront plus des outils www.travaildecent.be
Le travail décent c’est quoi ?
Les grandes revendications






