Crise au Togo, des organisations de la société civile réagissent

Crise au Togo, des organisations de la société civile réagissent

16 février 2018

Cinq organisations de la société civile togolaise, dont le SADD partenaire de Solidarité Mondiale, ont invité vendredi, dans un communiqué, les protagonistes de la crise politique qui secoue le pays depuis cinq mois, à prendre de la hauteur et à œuvrer dans l’intérêt général du peuple togolais dans la trilogie du Voir-Juger- Agir pour une paix civile et sociale tant attendue.

Depuis août 2017 au Togo et à la suite d’un appel du parti de l’opposition, des manifestations publiques éclatent continuellement dans tout le pays réclamant le retour à la Constitution de 1992. Face à cette violence et aux nombreuses victimes tuées ou sévèrement blessées, cinq organisations de la société civile appellent au calme et au dialogue entre les autorités.

L’une des principales raisons de ce regain de violence récent est l’appel par le parti d’opposition Parti National Panafricain (PNP) à exiger le retour à la Constitution de 1992. Ce dernier a été rejoint par 13 autres partis d’opposition. Malgré les tentatives de médiation par quelques chefs d’Etats de l’Afrique de l’Ouest, les autorités togolaises restent impassibles et campent sur leurs propres positions.

Face à l’instabilité qui règne au Togo depuis lors et aux provocations de l’opposition, cinq organisations de la société civile : L’ACAT-Togo, l’ATDPDH, le GRAD, le SYNPHOT et le SADD (notre partenaire) décident de se serrer les coudes et de rompre le silence, dans un communiqué conjoint, sur la crise socio-politique que traverse le pays en montrant qu’il est urgent de venir en aide à une population meurtrie par plus de 27 années de guerre civile. Ces dernières appellent ainsi la population à mettre fin aux violences et invitent le gouvernement et l’opposition à ouvrir le dialogue.

Dans un plaidoyer en direction des futurs candidats à l’élection présidentielle, les organisations de la société civile soulignent des engagements (réformes constitutionnelles et institutionnelles) attendus par les élus pour garantir la paix civile et sociale au Togo. Entre autres :- la limitation du nombre de mandat présidentiel à deux - un scrutin présidentiel à 2 tours - la recomposition de la Cour constitutionnelle - le découpage électoral qui doit s’appuyer sur les critères géographique et démographique tout en tenant compte de l’histoire du peuple du pays - l’audit du fichier électoral pour garantir des élections équitables et transparentes, etc.

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