Mexique
Carte d’identité du Mexique
Informations générales sur le pays
| Pays | Mexique | Belgique |
| Pays limitrophes | Etats-Unis, Guatemala | France, Allemagne, Luxembourg, Pays-Bas |
| Capitale | Mexico | Bruxelles |
| Nombre d’habitants | 106.535.000 habitants | 10.584.534 habitants |
| Superficie du pays | 1.958.200 km² | 30.528 km2 |
| Langues | Espagnol, 56 langues indiennes (nahuatl, otomi, maya, zapotèque, mixtèque,…) | Français, Néerlandais, Allemand |
| Religions | Catholicisme 85%, protestantisme 10%, autres 5% | Catholicisme, Islam, protestantisme, judaïsme, orthodoxie |
| Régime politique | République Fédérale | Monarchie constitutionnelle - Etat fédéral |
| Monnaie | Peso | Euro |
| PIB par habitant | 12.775$ | 34.478$ |
| Indice de développement humain [1] | 0.829 | 0.945 |
| Principales ressources | Avocats, citrons, oranges, miel, maïs, argent, pétrole, plomb, zinc | Culture maraîchère, élevage laitier, plaines à blé et betteraves, cultures industrielles, terres argileuses propres à l’élevage |
| Taux d’alphabétisation | 85% | 99% |
| Scolarisation au 3ème degré | 25,3% | 62.5% |
| Espérance de vie | 76.2 ans | 79.4 ans |
Source : Encyclopédie de L’Etat du Monde 2007-2008, http://www.etatdumonde.com/.
Situation politique, sociale et économique du pays
Au niveau politique et social, le Mexique est un pays qui fait face à de grandes instabilités. A mesure de leur évolution, ces dernières engendrent une détérioration des conditions générales de vie d’un nombre grandissant de mexicains. L’une des principales causes de cette situation fut la mise en place de politiques d’ajustement structurel qui ont donné priorité à la stabilité des indicateurs macroéconomiques au détriment du bien-être de la population. Bien qu’étant un pays riche au niveau de ses ressources naturelles et de son capital humain, le Mexique est l’un des pays qui présente les plus grandes inégalités économiques et sociales. Une centaine de riches familles possèdent 40% des richesses nationales contre 51% de la population vivant dans la pauvreté et 19% (c.-à-d. 1 personnes sur 5) plongée dans une situation d’extrême pauvreté. Les problèmes de chômage élevé et durable, de précarité de l’emploi et de succès grandissant du secteur informel sont une réalité pour les mexicains.
Depuis de nombreuses années règnent des situations de violence institutionnelle, reflétée par l’impunité et la violation systématique des droits humains. Ceux qui en souffrent le plus sont les populations indigènes et paysannes qui luttent chaque jour pour leur survie. Parce que depuis 1994 (année de l’entrée en vigueur du Traité de Libre Commerce d’Amérique du Nord), privatisations et déréglementations ont tellement déstructuré la société mexicaine que les relations entre milieu politique et classes populaires se sont considérablement dégradées.
L’un des phénomènes qui caractérise ce pays est l’importance de son flux migratoire vers les Etats-Unis et le nombre élevé de clandestins espérant trouver refuge et travail au péril de leur vie. La question économique est au cœur du mouvement migratoire causé à la base par des problèmes d’inégalités et de pauvreté.
[1] L’Indice de développement humain (IDH), exprimé sur une échelle allant de 0 à 1, est un indicateur composite. Créé par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en 1990, il évalue le niveau de développement humain des pays du monde en prenant en compte le bien-être individuel ou collectif (ce que le PIB ne prend pas en compte).
