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Equateur

Carte d’identité de l’Equateur

Informations générales à propos de l’Equateur

Pays Equateur Belgique
Pays limitrophes Pérou, Colombie France, Allemagne, Luxembourg, Pays-Bas
Capitale Quito Bruxelles
Nombre d’habitants 13.341.000 habitants 10.584.534 habitants
Superficie du pays 283.580 km² 30.528 km2
Langues Espagnol, Quechua, Shuar, autres langues amérindiennes Français, Néerlandais, Allemand
Religions Catholicisme Catholicisme, Islam, protestantisme, judaïsme, orthodoxie
Régime politique République Unitaire ; démocratie présidentielle Monarchie constitutionnelle - Etat fédéral
Monnaie Dollar américain (USD) Euro
PIB par habitant 7.195$ 34.478$
Indice de développement humain [1] 0.772 0.945
Principales ressources Bananes, cacao, pétrole Culture maraîchère, élevage laitier, plaines à blé et betteraves, cultures industrielles, terres argileuses propres à l’élevage
Taux d’alphabétisation 92.6% 99%
Scolarisation au 3ème degré 17.6% 62.5%
Espérance de vie 75 ans 79.4 ans

Source : Encyclopédie de L’Etat du Monde 2007-2008, http://www.etatdumonde.com/.

Situation économique, politique et sociale du pays

Depuis l’indépendance de l’Equateur en 1830, son histoire est troublée par des périodes d’instabilité politique dues aux instaurations successives de dictatures militaires. 55 dirigeants se sont succédé depuis 1900. Malgré un retour à l’alternance démocratique à partir de 1979, la détérioration des conditions de vie de la population n’a pu être freinée et la gouvernabilité du pays n’a pu être garantie du fait d’un contexte marqué par l’aggravation de la crise économique, le poids de la dette extérieure et l’impact du néo-libéralisme et de la mondialisation. Depuis le soulèvement national pacifique de 1990, le mouvement indigène équatorien joue un rôle majeur dans les fréquentes réactions populaires. En effet, on impute à ce dernier la chute des gouvernements de 1997 et de 2000.

A partir de cette année 2000, la situation économique se détériore fortement. La monnaie nationale de l’époque, le sucre, perd énormément de valeur face au dollar et entraîne la dollarisation du pays. Cette mesure implique des bouleversements tels que la suppression des subventions aux produits de base, la privatisation des entreprises publiques ainsi qu’une diminution importante des budgets sociaux (santé, logement, éducation). Une étape qui se révèlera néfaste pour les conditions de vie de la population. Subséquemment, l’Equateur compte parmi les pays les plus pauvres du continent. Plus de la moitié de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. Des milliers d’hommes, mais surtout de femmes et d’enfants, ont échoué dans des « barrios populares » (quartiers populaires) formés par l’exode rural et l’expansion de la misère en milieu urbain. Au sein de cette population, on assiste à une détérioration des liens sociaux causée par son hétérogénéité ethnique, par les problèmes d’acculturation et la perte des références. Le phénomène de migration vers l’étranger en est renforcé.

Concernant le marché du travail, la situation n’est guère excellente. Le pays doit faire face à une augmentation constante du taux de chômage. Plus de la moitié de la population travaille dans le secteur informel sans aucune protection sociale et dans le secteur formel les salaires restent très faibles et les conditions de travail difficiles. Dans ce pays, on assiste encore trop souvent au non-respect des droits des travailleurs marqué, entre autres, par la violation des droits syndicaux (tant dans le secteur privé que public) ainsi qu’à un niveau élevé de sous-traitance (en dépit de son interdiction par la nouvelle Constitution adoptée par voie de référendum en 2008 et qui vise à renforcer l’Etat, à protéger les droits des travailleurs et l’environnement).

Malgré ces instabilités politique et économique, les débats portant sur les réformes des institutions en vue de la modernisation de l’économie et d’une plus grande participation des citoyens se poursuivent.

[1] L’Indice de développement humain (IDH), exprimé sur une échelle allant de 0 à 1, est un indicateur composite. Créé par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en 1990, il évalue le niveau de développement humain des pays du monde en prenant en compte le bien-être individuel ou collectif (ce que le PIB ne prend pas en compte).