Cambodge
Cambodge - appel urgent : Sous Chantha doit être libre !
Se faire licencier pour avoir participé à une grève en faveur d’une augmentation du salaire (minimum), qui ne représente pas plus qu’une bouchée de pain à nos yeux : voilà ce qui est arrivé à des ouvriers cambodgiens du secteur du textile en septembre dernier. Et se faire arrêter parce que l’on ose se montrer critique à l’égard de son employeur : c’est ce qu’il est advenu de Sous Chantha, le dirigeant syndical de l’usine cambodgienne de textile United Apparel Garment. Nous tenons donc à relayer l’appel lancé par la C.CAWDU, notre partenaire dans le secteur du textile au Cambodge, afin de dénoncer ces injustices. Participez à notre action de protestation !
Sous Chantha, délégué pour le syndicat local à l’usine de vêtements United Apparel Garment, a été arrêté le 18 novembre sur la base de fausses accusations. Il représente 1000 travailleurs syndiqués dans l’usine. Chantha et ses membres syndiqués n’étaient plus d’accord avec l’approche de l’IDUF, l’organisation syndicale coupole à laquelle ils étaient affiliés. Celle-ci était de connivence avec l’employeur. Le président de l’IDUF a tenté de convaincre Chantha de mettre un terme à ses critiques en échange d’argent versé par l’usine. Il a donc essayé de l’acheter, prétendant que « même les anges étaient corrompus ». Chantha n’a pas voulu entrer dans ce jeu et a décidé, avec les travailleurs qu’il représente, de s’affilier à la C.CAWDU. Deux heures après la signature de l’accord scellant leur affiliation à la C.CAWDU, Chantha a été arrêté sur la base de fausses accusations (mise en scène de possession de drogue). Le lendemain, il a comparu devant le juge, qui l’a placé en détention préventive pour trafic de drogue (il risque une peine de prison de 2 à 5 ans). L’organisation locale de défense des droits de l’homme (LICADHO) a étudié le dossier en détail et en a conclu que Chantha s’était fait piéger.
Depuis ce jour-là, il croupit en prison dans une cellule de 4m sur 5 qu’il partage avec 18 autres détenus. Il risque 2 à 5 ans de prison. Solidarité Mondiale, ensemble avec la CSC et la campagne Vêtements Propres, a décidé de tout faire pour le faire libérer, grâce à la pression internationale. Vous aussi, vous pouvez aider : en quelques clics, envoyez une lettre de protestation au gouvernement cambodgien via le site de la Clean Clothes Campaign !
Jessie Van Couwenberghe (CSC) a eu l’occasion de parler avec Sous Chantha le 26 janvier en prison : lisez son témoignage émouvant.






