Burkina Faso
Carte d’identité du Burkina Faso
Informations générales sur le pays
| Pays | Burkina faso | Belgique |
| Pays limitrophes | Niger, Mali, Côte d’Ivoire, Ghana, Bénin, Togo | France, Allemagne, Luxembourg, Pays-Bas |
| Capitale | Ouagadougou | Bruxelles |
| Nombre d’habitants | 16.700.000 habitants | 11 000 000 habitants (2011) |
| Superficie du pays | 274.200 km2 | 30 528 km2 |
| Langues | Français (officielle) et une soixantaine de dialectes et langues régionales | Français, Néerlandais, Allemand |
| Religions | Islam, Animisme et christianisme | Catholicisme, Islam, protestantisme, judaïsme, orthodoxie |
| Régime politique | République | Monarchie constitutionnelle - Etat fédéral |
| Monnaie | Franc CFA | Euro |
| PIB par habitant | 1200 $ (2008) | 37 800 $ 2010) |
| Indice de développement humain [1] | 0.305 (2010) | 0.867 (2010) |
| Principales ressources | coton, arachide, or | Culture maraîchère, élevage laitier, plaines à blé et betteraves, cultures industrielles, terres argileuses propres à l’élevage |
| Taux d’alphabétisation | 28.7% (2007) | 99% |
| Scolarisation 3e degré | 2.4% | 62.5% |
| Espérance de vie | 53.7 ans (2010) | 80.3 ans (2010) |
Source : statistiques mondiales - PNUD - statbel.fgov.be
Le Burkina Faso, pays des « hommes intègres », compte parmi les pays les plus pauvres au monde (classé 161ème sur 169 pays de la liste du PNUD-Programme des Nations unies pour le développement) alors qu’il bénéficie d’une stabilité politique assez remarquable.
Au niveau politique, depuis son indépendance de 1960, le Burkina, qui a connu onze régimes politiques différents, aujourd’hui, vit à l’heure de la démocratie avec un régime parlementaire (fortement présidentiel). Les élections présidentielles se déroulent tous les 5 ans et la dernière en date, organisée en novembre 2010 a été marquée par la réélection du Président Blaise Compaoré pour un nouveau mandat. La vie politique est animée par plus d’une centaine de partis politiques.
L’économie burkinabé repose essentiellement sur l’agriculture et l’élevage. Le marasme économique des années 80 qui s’est traduit par de nombreuses difficultés économiques et financières a contraint, à un moment donné, le gouvernement a adopté une politique de développement fondée sur la mise en œuvre d’un vaste programme d’ajustement structurel (PAS). Les effets de ces programmes ont entraîné l’excroissance du secteur informel qui sert aujourd’hui de relais d’insertion à l’emploi de la population active.
Sur le plan social, on note la montée du taux de chômage avec une moyenne de 17,7% en milieu urbain contre 7,8% en milieu rural. L’accès à l’eau potable constitue un problème crucial au Burkina Faso : plus de la moitié de la population n’a pas accès à l’eau potable. Du fait de la pauvreté grandissante, on assiste de plus en plus à l’impossibilité pour les travailleurs de satisfaire leurs besoins essentiels tels que l’alimentation, l’habillement, les soins de santé, le logement et la scolarisation des enfants. De plus, le pays est souvent confronté à des maladies et épidémies qui ont un impact négatif sur l’espérance de vie des populations.
On note également une régression dans le droit du respect des droits humains et syndicaux. En effet, les dirigeants syndicaux et leurs membres sont confrontés aux harcèlements sur les lieux de travail. On note aussi un rejet des organisations syndicales par le patronat dans certaines entreprises, surtout les multinationales et la non application des décisions de justice en faveur des travailleurs et de leurs organisations. A cela s’ajoute la réticence du patronat à organiser les élections sociales dans les entreprises. La privatisation des entreprises engendre des pertes d’emplois et fragilise le tissu économique.
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Documents sur le Burkina faso
[1] L’Indice de développement humain (IDH), exprimé sur une échelle allant de 0 à 1, est un indicateur composite. Créé par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en 1990, il évalue le niveau de développement humain des pays du monde en prenant en compte le bien-être individuel ou collectif (ce que le PIB ne prend pas en compte).
