Art’eropolis : quand l’œuvre d’art se met au service d’une bonne œuvre !
Cette exposition est une initiative du Mouvement Ouvrier Chrétien et de son ONG, Solidarité Mondiale. Elle se déroule du lundi 21 juin au jeudi 24 juin 2010, à la Maison du Travail (Aéropolis), chée de Haecht 579, à Schaerbeek.
Cette exposition poursuit un double objectif :
- mettre en lumière le travail artistique réalisé par des membres du personnel ;
- récolter des fonds au profit de nos partenaires haïtiens touchés par le séisme du 12 janvier 2010. En effet, le produit de la première œuvre vendue par chaque artiste sera reversé aux projets de reconstruction en Haïti menés par nos partenaires.

Pour en savoir plus sur les artistes et leurs oeuvres, découvrez le blog de l’exposition : arteropolis.blogspot.com. Si vous souhaitez en savoir plus, n’hésitez pas à nous contacter !
Découvrez ci-dessous les photos du vernissage !
Dans le cadre de la « Semaine Internationale » de Solidarité Mondiale du 26 avril au 7 mai, des partenaires venus du Bénin, du Burkina Faso, du Rwanda, de Guinée, de Mauritanie, du Brésil, du Venezuela, du Guatemala et de République Dominicaine nous ont rendu visite pour découvrir et échanger avec nous sur leurs réalités et sur la problématique du travail décent. A Liège nous avons eu la chance d’accueillir Ninda Zabda de la CNTB (Confédération Nationale des Travailleurs du Burkina Faso)
L’accueil de Ninda Zabda s’est effectué dans le sens d’un échange régulier entre les organisations MOC de Liège et leurs partenaires au Burkina Faso. Cette année particulièrement puisque plusieurs d’entre nous au sein de la commission Solidarité Mondiale se sont rendus au Burkina en novembre dernier dans le cadre d’un voyage d’immersion.
Nous avons donc profité de la présence de Ninda pour qu’il puisse participer aux témoignages sur notre voyage que nous avons programmés pour l’occasion (Sous forme d’un Midi du Monde large public, d’une rencontre avec le personnel de la Mutualité Chrétienne ou encore avec le public de Loisirs & Vacances).
Bien d’autres activités étaient également prévues en lien avec les intérêts professionnels de Ninda que sont la collecte des déchets ménagers (visite de l’asbl TERRE et du site d’INTRADEL à Herstal) et le fonctionnement des collectivités locales que sont nos communes, le tout en passant un maximum par des rencontres avec des délégations de la CSC de Liège qui développe un partenariat de longue date avec la CNTB.
Dans le cadre de la semaine internationale de Solidarité Mondiale, un syndicaliste de la Confédération Libre des Travailleurs de Mauritanie, partenaire de Solidarité Mondiale et notamment de la CSC de Verviers, a visité plusieurs entreprises de la région de Verviers. Voici son témoignage diffusé sur télé Vesdre :
Dès 9h du matin, nous étions cinq sur le terrain. Entre distributions des cartes à gratter, entretiens avec la population, et survie (il faisait très froid ce vendredi 12 février), nous avons tout de même pu mettre en évidence le peu de chance qu’un travailleur a de gagner dans le système de société que nous connaissons actuellement. Nous avons également pu immortaliser quelques instants sur la carte mémoire d’un appareil photo numérique.
Bon nombre de passants ont participé à notre action et se sont intéressés aux droits de tous travailleurs qu’ils soient du Nord comme du Sud.
La mondialisation des droits sociaux
La mondialisation entraîne la mise en concurrence des systèmes productifs, sociaux et fiscaux au niveau mondial. Cela se traduit par un accroissement des inégalités de revenus, des inégalités sociales entre les pays et au sein des pays. Le libéralisme a guidé l’essor de la mondialisation. Son mode concret de mise en place a été le capitalisme et par son extension progressive et constante à l’échelle de la planète, le libre échange.
Cette mondialisation telle qu’on la vit actuellement est l’aboutissement de choix délibérés issus du néolibéralisme recommandant de restreindre fortement les interventions étatiques dans l’activité économique.
Le triangle ‘Etats – entreprises – travailleurs’ s’en trouve de plus en plus déséquilibré et suit un mode concurrentiel et même conflictuel. Les travailleurs se retrouvent trop souvent dans la position d’outils interchangeables au gré de l’exigence des actionnaires (visant un taux de profit à très cours terme de 15 à 20%). Pour redonner de la dignité aux travailleurs du Nord et du Sud, il est grand temps que le politique reprenne et affirme sa suprématie sur l’économie et pose des règles porteuses de droits sociaux à l’échelle mondiale.

Ce samedi 06 février, la troupe de théâtre « Oh this wedding » a joué deux représentations exclusives de la comédie musicale « Le Soldat Rose » au Centre Culturel Marius Staquet de Mouscron. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ces deux représentations ont remporté un franc succès puisque elles étaient toutes deux Sold-Out. Et pour cause : les bénéfices engendrés seront reversés à trois associations qui soutiennent des projets en Haïti, parmi lesquelles figurent Solidarité Mondiale.
Félicitations à la troupe « Oh this wedding » pour sa mobilisation et au public mouscronnois qui a répondu présent pour soutenir Haïti.
Encore merci à eux !
Pour la 3e année consécutive, les Jeunes CSC, la JOC et Jeunesse et Santé ont participé au Village alternatif du Festival de musique Riffs’n’Bips, le 17/10/09, à Mons-Expo.
Comme lors des éditions précédentes, les jeunes du mouvement ont misé sur un stand animé et interactif. A l’instar de l’année dernière, leur choix thématique s’est porté sur la lutte pour le TRAVAIL DECENT. Ce choix s’inscrit dans la lignée de la campagne menée par le CNCD et la « Coalition pour le travail décent », campagne déjà effective en 2008 et qui se poursuivra jusque fin 2010. On se souvient du premier slogan de la campagne « Travail décent » : « Les travailleurs ne sont pas des outils », qui constituait une belle métaphore des conditions de travail parfois très précaires des travailleurs du Nord et du Sud. Cette année, le scénario de notre stand s’est construit autour du nouveau slogan de la campagne « Enfonçons le clou… ». L’image est bien choisie : il est temps en effet, après deux années de sensibilisation du public à la situation des travailleurs du monde, d’enfoncer le clou auprès de nos responsables politiques… afin d’obtenir des décisions concrètes en faveur de la mondialisation du travail décent.
Au cours du Festival, nous avons proposé au public de découvrir 5 revendications soutenues par le MOC, au travers notamment des actions de son ONG Solidarité Mondiale :
1. Plus de transparence, en Belgique, sur le type de travail ayant permis de fabriquer ce que nous achetons, et dans quelles conditions ;
2. Des politiques européennes promouvant le travail décent ;
3. Obligation pour les entreprises de respecter les normes fondamentales du travail ;
4. Des institutions internationales (FMI, Banque Mondiale…) qui promeuvent le travail décent, en arrêtant d’encourager la flexibilisation de la législation du travail ;
5. Des mesures européennes et internationales pour éradiquer la spéculation financière.
Chaque revendication était écrite sur une bande de couleur différente. Face à ce panneau multicolore, avaient été posées cinq bûches de bois peintes aux couleurs des diverses revendications. Les visiteurs, après avoir choisi une revendication qui les interpellait particulièrement, enfonçait à grands coups de marteau un clou symbolique dans la bûche correspondante. Les participants étaient ensuite invités à signer une pétition en faveur du travail décent, document qui serait porté quelques semaines plus tard au Parlement Européen par la « Coalition Travail Décent ».
Dans un coin du stand, un écran avait également été installé, avec projection continue du film « Full Option », documentaire produit par le CNCD et qui permet de mieux comprendre les réalités des travailleurs au Nord et au Sud, ainsi que le principe de mise en concurrence élaboré par les actionnaires des grandes entreprises. De même, une exposition de Solidarité Mondiale illustrait le thème sous l’angle du travail des enfants.
Les jeunes du mouvement se sont montrés convaincants et le public, jeune et moins jeune, s’est volontiers prêté au jeu, repartant en arborant un badge « je ne suis pas un outil ». Certains ont même modifié les règles pour pratiquer, un « jeu du clou » du travail décent ! Bravo aux jeunes CSC, à la JOC et à Jeunesse et Santé pour leur mobilisation !
Caroline Briche, animatrice de la commission jeunesse du MOC Hainaut Centre
Pendant 5 heures, ce samedi 12 décembre, depuis le centre de Copenhague, ce sont plus de 100 000 personnes ont petit-à-petit déferlé vers le Bella Center, où se déroulent les négociations.
"Être à Copenhague pour faire entendre haut et fort les desiderata de la société civile mondiale, c’est une évidence... Mais nous étions aussi les représentants de nos partenaires du Sud et de leurs pays, afin que leurs cris d’alarme soient entendus.
La manifestation débute par des prises de paroles de représentants de ces pays du Sud si souvent ignorés. Et force est de constater qu’elles rappelleront à l’envi l’urgence d’agir, vilipendant ça et là l’inaction des pays occidentaux.
S’en suit une longue marche à travers les rues de Copenhague. Extra « ordinaire », il n’y a pas d’autre mot puisque plus de cent mille personnes ont inlassablement fait entendre la voix du « peuple ». Pas celle d’un état, pas le peuple d’un continent, mais celui de la terre entière."
Nicolas, animateur Solidarité Mondiale pour le Hainaut Occidental
Chacun espère que les délégués des 192 nations présentes nous auront entendus et auront vus nos bougies d’espoir brillant dans la nuit...
Deux représentants de Solidarité Mondiale, Jennifer et Nicolas, ont pris place dans le train de la Coalition Climat et ont pu manifester au nom de notre ONG lors du grand rassemblement international qui a eu lieu à Copenhague samedi 12 décembre, à la conférence cruciale sur les changements climatiques. Cette conférence est un événement très attendu et devrait définir les politiques futures en matière de lutte contre le réchauffement climatique : il était donc essentiel pour nous de montrer nos préoccupations à ce propos dans les rues de la capitale danoise.
Quelques impressions dans le train :
« Dans le train, on échange articles, impressions, on se présente les uns aux autres, curieux de connaître les raisons qui poussent chacun à être là, aujourd’hui, en route vers Copenhague, sommet politique extrêmement important pour la direction que prendra la lutte contre le réchauffement climatique dans les prochaines années, voire décennies. Tant d’organisations rassemblées, c’est fantastique ! Ce voyage en train sera un événement unique...
La radio Oxfam est lancée et, entre les discussions des participants enthousiastes, on peut entendre notamment une discussion à propos de Kyoto et des mécanismes de marché autour du carbone qui en ont résulté. Plus tard, ce sera l’inaction des politiques qui sera questionnée, ou encore la position des syndicats, dont la CSC. Deux traiteurs alternatifs nous allèchent en nous annonçant les petits plats bio, végétariens et locaux qui nous seront servis pendant ces 2x15h exceptionnelles de ce train Coalition Climat ! Eh oui, « be the change you want to see in the world », ça se concrétise aussi ici, où tant de militants sont rassemblés.
En ce qui me concerne, je suis fière de représenter l’ONG Solidarité Mondiale. Même si nos activités ne sont pas directement reliées à la lutte contre le réchauffement climatique, nous pensons qu’il est essentiel pendant ce sommet de parvenir à un accord juste, contraignant et suffisant pour les pays en voie de développement, où se trouvent nos partenaires. C’est en effet dans le Sud que l’on ressent le plus les effets du changement climatique déjà en cours, et qu’on les ressentira le plus durement dans le futur.
La route est longue jusqu’à Copenhague (arrivée prévue à 2h du matin samedi) et jusqu’à un accord qui nous rassure pour l’avenir de nos partenaires... » Jennifer, chargée d’information et communication pour Solidarité Mondiale
Durant notre séjour nous avons parcouru près de 2000 km, testé 6 hébergements en 9 jours, consommé plus de 200 litres d’eau.
Quelques expressions :
demander la route : prendre congé de ses hôtes.
rencontrer le goudron : une route bitumée.
tu n’apprendras pas à ma bouche à bouffer ton piment : tu ne me feras pas dire ce que je ne veux pas.
aller à la mosquée : aller prendre un verre au maquis du coin.
avoir une causerie : discuter.
Le crayon de Dieu n’a pas de gomme ou Qui attend Dieu n’est pas pressé, se passe de traduction !
la rencontre avec le Secrétaire fédéral de l’enseignement nous a fortement éclairé sur les enjeux de l’éducation, la problématiques des bailleurs de fonds et la dette structurelle du Burkina.Les instituteurs enseignent à des classes de 80 élèves en moyenne, ça peut parfois aller jusqu’à 150. Pas besoin de vous faire un dessin !
Le Burkina, pays des hommes intègres mais aussi pays de l’acceptation des différences culturelles et ethniques.
Quand les différences sont sources d’humour plutôt que de conflits, c’est tout un pays qui en s’humanisant, nous enseigne des valeurs propres à la vie en société.
Beaux pays, merveilleux paysages, personnes accueillantes et chaleureuses. Nous sommes tous enchantés...
Grande émotion sur l’incroyable façon de vivre dans les cases rondes d’une localité de la Volta Blanche. Vie en communauté au milieu de la volaille et des chèvres. La cuisine, le four, les provisions, la couche...tout est réuni dans un si petit espace sombre...
Nous avons eu la chance de participer au 1er colloque Africain sur le travail décent. Mise en avant de l’importance du dialogue social. Nous avons pu réaliser l’interview du directeur général du travail au Burkina.
Suite au prochain épisode !

